04/07/2014

Catalunya trail desafiament

Dans le cadre de ma préparation à l'examen du "Master II en folie réunionnaise", le moment est venu de "bouffer" de la montagne. pour ceux qui ne l'ont pas (encore) lu, le master I est à relire ici .
Quoi de mieux qu'un bon gros week-end dénivelesque?
Et bien c'est le moment d'un Catalunya trail desafiament! késako ton desafiament? Tout "simplement" enchaîner deux courses en 2 jours...
Je vais faire ce "challenge" en compagnie de Michel qui a le tour des cirques en ligne de mire..

Première manche le trail d'uldetter: 30k/2400d+ au programme dont une première montée de 1430d+ en un peu moins de 8 bornes.

Bon pour tracer le parcours c'était pas trop délicat: c'est du droit dans la pente sans fioritures!!!



Montée effectuée en un poil plus de 2 heures tout en gestion. A partir de là je passe en mode "rando active" en profitant au max du cadre même si le vent est assez violent sur les crêtes.



Passage au refuge d'uldetter pour le premier ravitaillement.
Et derrière nouvelle montée bien sévère pour rejoindre le coll de la geganta puis le pic de la donna à 2700 mètres.
1 poil raide la montée non?


Descente "souple" pour gérer le vent et les cuissots. Je prends tout mon temps au ravitaillement de Vallter 2000 ou je profite allégrement du saucisson de la tortilla de la pastèque et des bonbons: 1 vrai festin tout en attendant Michel qui mène une lutte sans merci contre les paramétrages hasardeux de son appareil photo!



On enchaîne par un bout de parcours du genre montagnes russes entrecoupées de bon nombre d'enjambement de troncs d'arbres. Une branche mal placée aura la peau de ma chaussure droite...



et cela se termine par une agréable descente dans les bois ou je déroule tranquilou. Ben oui quoi je suis déjà en mode récup pour le lendemain.
Parcours bouclé en 6h43. Et de une!


S'en suit un "petit" transfert setcases/prats balaguer: à vol d'oiseau 17k, en voiture 137....
Nous retrouvons la FF team et Steve pour un apéro et une pizza party à Mont-louis avant d'installer le campement à prats balaguer.
1 courte nuit plus tard place à la 2ème manche: la Ronda de la Carança : 18k et 1800d+!.


Le temps est couvert et l'incertitude est là quant au choix de l'équipement. Finalement je prends la veste de pluie nouée autour de la taille. Devant un forte affluence d'inscrits de dernière minute le départ est un peu décalé.

Aller, c'est l'heure, feu. Bon la mise en route est vraiment poussive sur le large chemin du départ. Et paf un bon coup de tonnerre,puis un peu de pluie et même de la grêle! C'est la fête...

1 arrêt technique plus tard, me voici en queue de peloton à l'attaque du sentier qui doit nous faire rejoindre le col Mitja. J'installe ma veste telle une cape avec la capuche sur la tête et les manches attachées sur le ventre pour me protéger de la pluie et j'embraye sauvagement pour faire une grosse montée.
Je remonte pas mal de monde et les jambes répondent bien. La pluie cesse et la vue se dégage à l'approche du col.

1 petit coucou à Yvan. J'envisageai au mieux 1h15 et c'est en 1h10 que j’arrive au ravitaillement. Maintenant que l'objectif est atteint je vais profiter du reste du parcours sur un mode plus sage.

1 aller/retour au pic Redoun rythmé par un batteur bien appliqué, puis la même chose pour le pic de Gallinas, avec à chaque fois des moments bien sympa d'échanges puisque l'on croise pas mal de gens connus.



Depuis le sommet s'annonce une descente de 1400d- d'une traite. Très raisonnable jusqu'au col, je monte un peu le rythme ensuite sans pour autant me lâcher. C'est à ce moment que Steve me passe sur un gros rythme. Non non je n'essaie pas de suivre!


Un petit coucou à José et Alex venus faire la rando,


et on repart sur un sentier bien joueur, puis la pente devient moins forte et n'étant pas à la "bagarre" je reste sur un rythme économique. Je marque juste un arrêt auprès d'un coureur affalé sur le sentier et qui pense s'être claqué.

Hop la dernière montée depuis les bains de Saint Thomas. Dommage elle était trop courte et pas assez raide pour que je puisse remonter plus de concurrents...
La ligne est franchie après 3h26 en pleine forme!


S'en suit un agréable apéro/repas champêtre pour conclure ce gros week-end!
L'an prochain 30ème édition de la Ronda: à cocher sur l'agenda!



Phototrail.fr au repos après une grosse activité!

Enchaînement vraiment bien sympa sur deux superbes épreuves dont je sors motivé à bloc et avec pas mal de confiance pour la suite du programme. Y a encore du "boulot" quand même hein!

Merci à Alex,José,Michel et Yvan pour les photos.

23/04/2014

Citadelles 2014: le Graal du Grumlie.

Le 40 des Citadelles: mon grand "amour!

Je suis de retour cette année avec la volonté d'atteindre un chrono "Graal". Après 2 ans à voir passer les amis sur le parcours, j'ai les dents qui rayent le parquet tellement j'ai envie. La prépa a été bonne: 1 course "cool" au trail de Bize Minervois suivie de deux courses particulièrement probantes (pour moi) au Maquis puis à Quillan il y a 15 jours.


En plus cette année c'est grand luxe: 1 famille super sympa a décider de m'adopter pour le week-end!
A J-3 c'est la catastrophe: le ciel me tombe sur la tête: 1 bon gros rhume me met bien à plat. Maintenant la question est: vais-je prendre le départ?

Arrivé tôt sur place le samedi après midi j'en profite pour discuter avec bon nombre d'amis et sans m'en rendre compte je rentre déjà dans la course sans pour autant me mettre la pression vu mon état pitoyable des jours précédents.
Aller un peu de sérieux, il faut préparer les affaires pour demain. Au fait Alex, tu as des chaussettes en stock? lol.
1 bon moment partagé autour d'un super repas agrémenté d'un combat d'accent: Bretagne/Ariège. Désolé Vivien tu étais un peu seul!

Réveillé avant le réveil: bon il a plu, mais rien d'exceptionnel, il ne fait pas trop froid. L'équipement est validé: Les raptor au pieds (non négociable!) corsaire, ts manche longue "chaud", ts manche courte et manchettes (je vous rappelle que je suis "balade"...!) et le buff millésime 2014 autour du cou.



Après un petit tour de déverrouillage des guiboles avec Manu, on rejoint la ligne. Ça va je tousse pas trop.
8h: feu c'est parti. Je suis  tout simplement heureux d'être là au sein du peloton.


Départ raisonnable en compagnie de José et Manu. Le temps de faire le clown, on se retrouve à Malbastit pour attaquer vraiment les sentiers.

Ben quoi je me recoiffe...
Peu de boue. Je reste raisonnable dans la petite descente: trop tôt, trop de monde et les barbelés pas très accueillants. José tente de s'échapper mais je l'ai à l’œil...

C'était plus gras le dimanche précédent lors du balisage!
Le bourbier de la Cathofe est en gréve. Place à la montée vers les crêtes de Madoual. le rythme est bon tout en étant raisonnable.Je gagne régulièrement des places.Les sensations sont bonnes! Tout va bien quoi! La Maza team partie en éclaireurs a le droit à la spéciale grumlie au passage (mais quel est le c.. qui s'accroche à mon sac...)
Passé les ruines de Péchiquelle la montée devient plus raide, mais je progresse toujours "facile". Arrivé au col du Tremblement je suis saisi par l'ambiance irréelle (beaucoup d'animation et d'encouragement le tout dans un cocon de brouillard)



Aller c'est parti pour l'aller/retour vers le château. Toujours sage mais quand même un peu plus rapide que ceux qui m'entourent.

1 petit coucou à Yvan et on redescend tranquillement jusqu'à la croix tout en encourageant les copains que je croise.


Je déroule gentiment dans la descente vers Montferrier. Dans ma stratégie je m'étais interdit d'y être en moins de 2 heures...C'est raté! 1h58'56...
Ravitaillement rapide, coca, saucisson, chocolat, refaire les niveaux, un bout de pain d'épice pour la route. Et c'est reparti, enfin presque: arrêt nécessaire pour ajuster le réglage des lacets car cela siffle un peu du coté de tibia gauche.
Je suis toujours bien en montée. Dans la superbe descente vers Silence je profite vraiment du moment de plénitude. La partie finale est à peine grasse (pfuttt tout fout le camp...)
La remontée dans la forêt de Mondini est un régal.


Je suis accueilli tel un héros à la route de Coulzonne par Pascal et William qui ont pris la relève au poste de signaleurs.
Je ne m'arrête pas car je sais que c'est là que va se jouer un grande partie de ma course: la liaison vers Roquefixade: 3k5 ou il ne faut rien lâcher et courir le plus possible sans s'emballer non plus.

Des fois on peut voir le château de Roquefixade!
Le rythme est globalement bon, mai y a un avion qui arrive: Pierre laurent Viguier futur vainqueur du 73 me passe sous le rocher d'escalade.
On tourne à droite et c'est la terrrrrrrible montée pour aller chercher la crête. Si je vous dit que je ne l'ai jamais trouvé aussi facile vous me croyez? Et en plus il n'y a presque pas de vent.

Le passage un peu technique se passe bien et derrière c'est la descente vers Roquefort. Je reste souple et calme même si j'ai bien envie de suivre 2 gars qui me doublent...
Au niveau des cascades Pascal Massou me double. Un "aller Pascal" le fait se retourner . Il prend le temps de prendre de mes nouvelles et de m'encourager et repart vers une superbe 3ème place sur le 73!


Le ravito de Roquefort est atteint en 4h06. Jusque là tout va bien. Même rituel avec une juste la variante eau gazeuse dans le bidon pour prévenir toute tentative de farce de la part de mon estomac.

Bon là c'est le moment de mettre le cerveau en mode "je lâche rien" sur "l’interminable" partie qui nous ramène vers les gorges de Péreille. Courir, toujours courir. Jusque là je ne m'occupai pas des "autres" pour gérer, mais le fait d'avoir un petit groupe devant m'a fait ne rien lâcher sur cette partie.

Aller hop on met un peu plus de vitesse dans la montée qui suit. Est ce le fait d'entendre un chevalier nous encourager en haut? Je déroule dans la descente vers le ravito, vers la libération. Maintenant je suis prêt pour envoyer tout ce qui reste.
Raissac 5h08. la quête du Graal est en bonne voie. Remplissage du bidon et droit devant. Tout à gauche même le clignotant....Je suis presque tenté de courir sur la deuxième partie qui est quand même moins raide. Et oh on se calme, on attend de tourner à droite en haut...

Raissac ça monte quand même un peu!

10 mètres avant je fais la jonction avec 2 coureurs. Et là le grumlie est chaud bouillant. C'est le money time!
Pardon les gars, c'est l'heure du festival de cannes! Je relance immédiatement sur un gros rythme et grâce à mes raptor à l'accroche de feu je suis en confiance sur ce terrain. Plus question de gérer, d'autant plus que je vois du monde devant. Hop hop hop on lâche rien aller aller; encore. Je double encore et encore!
Vite, vite, bon elle arrive cette croix oui? OUI!!!!!!!

Banzaï dans la dernière descente, je jubile, j'émotionne...

Alex tout sourire (comme d'hab' quoi!)en termine sur le 20.

Allez les spectateurs plus de bruits, j'entends rien!
Les dernières marches, et un sprint de fou furieux dans la dernière ligne droite accompagné d'un énorme cri de joie et en plus le grand plaisir de taper dans la main de Michel le grand maitre des lieux.

Le Graal est atteint en 5h55! Avec en plus le plaisir du début à la fin. 1 véritable régalade quoi!

Bien joué José!
1 grand merci à Michel et toute son équipe pour cette magnifique édition, à la famille Barbas pour l'accueil du week-end et la joie de vivre si communicative et à tous les copains avec qui j'ai la chance de partager de superbes moments depuis maintenant 7 ans!

MERCI MERCI MERCI




Crédit photos: Alex,Yvan,José et les archives de grumlie.


13/02/2014

Trail du maquis 2014

Aller, j'enlève un peu de poussière et de toile d'araignées sur le blog du Grumlie.

1 petit retour sur le Trail du maquis qui devait me permettre de valider les quelques séances appuyées que je me suis imposé depuis 2 mois.

Au programme 24 kilomètres et 1000d+ répartis en 4 ascensions. Terrain bien boueux: on va bien voir ce que valent mes nouveaux pneus dans ces conditions...
Je décide de me faire un peu violence au départ et de partir sur un rythme plus soutenu qu'à l'accoutumée. Ce qui fait que je pars devant Francis et Manu sans trop m'en rendre compte .

Passé le bout de route et le large chemin du départ on attaque rapidement le boueux et bonne surprise: je ne glisse absolument pas. Dans la 1ère montée je suis sur un très bon rythme et je dépasse pas mal de monde dont Yvan parti en éclaireur. La fin de la montée est bien sympa avec une belle vue sur la chaîne pyrénéenne.
1ère bonne descente attaquée avec un peu de précaution. Là aussi bonne surprise: adhérence au top. Bon ben hein on va un peu lâcher les chevaux en direction du ravitaillement du 8ème kilomètre.

Photo RZN

Petit arrêt rapide pour refaire le plein du bidon, boire un coup d'eau, avaler un tranche de quatre quart et un petit pruneau pour la gourmandise et la remise en route. Pas vu les amis derrière, on dirait que je suis en forme!
Direction la 2ème bosse: le rythme est toujours bon et je récupère régulièrement du monde. la fin de la montée est franchement raide et il y a "foule" devant, hop cligno, tout à gauche et hop nous voici au passage du "traoucat". Je continue à maintenir un bon rythme dans la descente. Je suis globalement à "mi-match" et tout va pour le mieux.

Hop Thuriège me voilà. Je me fraye le chemin entre randonneurs et coureurs toujours sur un très bon rythme. J'arrive à me réguler pour ne pas faire péter le rupteur du sur-régime car je ne connais pas la dernière montée.
Photo Thierry Come

Moi qui perd d'habitude des places en descente, et bien aujourd'hui c'est l'inverse. Je suis vraiment à l'aise et relâché. Je me régale.

Me voici (déjà) au 2ème ravito. 1 bénévole donne le classement: 82ème pour bibi. Et bien c'est jour de fête: je suis largement dans la 1ère moitié du classement!
Je ne m'emballe pas et maitrise comme il faut l'arrêt: remonter un peu le niveau du bidon(pas trop quand même: l'arrivée n'est pas très loin) boire, avaler un bout de quatre quart, et prendre un pruneau à consommer en repartant tout en faisant le point: les jambes=ok, le souffle= ok, la tête =ok!

Allez banzaï direction la montée du pylone. Le rythme est toujours bon sur la partie plane (je crois que l'expérience 24 heures m'a beaucoup apporté sur ce genre de terrain). Dès que la pente apparait j'enchaine marche rapide et course dès que possible. Et en fait je cours pas mal car cette montée est la plus facile de la journée sur un chemin bien praticable. un bénévole m'indique le dernier raidillon avant la descente finale. Oh! Il y a encore un peu de monde devant, hop hop encore un petit effort.
Arrivée sur le plateau, 1 petit moment d'inattention et c'est le drame!
J'accroche une bonne vieille racine et je m'étale de tout mon long dans la boue! Je me relève sans le moindre bobo et attaque la descente plein pot.

Bon là je me calme vite, car c'est 1 véritable chantier. Ce serait dommage de tout gâcher maintenant.
D'autant plus que j'ai les cotés des 2 hanches qui couinent sérieusement!

1 petit coucou à Estelle bien placée pour faire de belles photos et il reste juste à traverser le village pour passer la ligne.
Photo Estelle
Toooopppppppp: 2h50 et 77ème/201! Youpi. J'ai vraiment l'impression d'avoir réaliser une super course sans la moindre fausse note!

En guise de récupération je vais rejoindre Estelle pour attendre les amis. Une fois tout le monde rentré à bon port, direction la soupe à l'oignon et le sandwich xxxl qui vont bien pour refaire le plein d’énergie.

J'ai beaucoup apprécié ce nouveau parcours et la modification du final bien plus sympa que les années précédentes.

Proverbes grumliesien du jour:
En trail quand l'adhérence est là, c'est la joie!
Trail boueux, ultra raptor en pneu!


J'ai rarement parler chaussures, mai là je suis particulièrement bluffé par les qualités d'adhérence des ultra raptor de "la sportiva". Validation globale à venir sur des épreuves un peu plus longues et sur d'autres types de terrains!