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08/09/2021

GRP 2021: 1 bénévole parmi les 700 ;-)

 

Grp 2021: le plaisir simple d'un bénévole.


Le plaisir simple de retrouver Miche dans son qg le jeudi en fin d'après midi. Merci d'avance pour le programme concocté.


Le plaisir simple de s'installer dans «la maison des bénévoles» et de faire la connaissance de Dj gombert.


Le plaisir simple de partager de bons moments et des discussions enrichissantes avec tous les résidents de notre auberge espagnole. Çà rentre et çà sort à toute heure.

J'aurai préféré un peu moins discuter avec DJ mais les barrières furent trop hautes à passer pour lui sur le 160. Au plaisir de se revoir et qui sait de faire une mission serre file ensemble ;-)

Le plaisir simple de discuter avec Sébastien et Ivan qui préparent un bouquin sur le GRP.


Le plaisir simple d'effectuer en solo une vérification de balisage sur une partie du tour de la Géla au départ du tunnel de Bielsa. Bel itinéraire franco espagnol avec une superbe montée souvent hors sentier pour rejoindre la Hourquette des aiguillettes.

 

Espagne me voilà au Port de Bielsa


Le plaisir simple de prendre une (des) bières(s) en terrasse chez DD et de discuter avec des amis coureurs/ animateurs/ exposants.


Le plaisir simple de se lever le samedi matin à 2h30 pour aller faire l'ouverture entre Vielle Aure et le col de Portet pour le tour des lacs. Le plaisir simple de ne pas voir les remontées mécaniques dans la nuit noire mais de réveiller les pauvres vaches un peu perturbées ce week-end dans le coin...


le magnifique mur de Barroude


Le plaisir simple de retrouver Nicole pour notre périple en bus jusqu'à Tournaboup. On refait le monde de nos expériences passées: la cabane d'Aygues Cluses à l'époque ou ce n'était qu'un point d'eau et ou l'on montait avec notre propre tente. Le serre filage d'il y a deux ans et tant d'autres.

 


Le haut du vallon d'Aygues Cluses avec la hourquette nère et le col de Barèges depuis le col de Tracens et en prime sur la gauche le fameux passage du pas de la crabe...


 

La cabane d'Aygues Cluses.


Le plaisir simple de partir de Tournaboup un peu après 20 heures pour rejoindre nos collègues de mission serre file jusqu'à Vielle Aure.

Le plaisir simple de dé baliser (même accrochés aux chardons...même les tiges métalliques plus vraiment droites)

Le plaisir simple d'une soupe chaude à Aygues cluses vers 22 heures.

Le plaisir simple d'éteindre la frontale pour profiter du spectacle que nous offre la lune sur les montagnes et les lacs du Néouvielle en étant au dessus de la mer de nuages.



Les lacs éclairés par la lune, c'est juste magnifique!

Sous l'orage en 2015

Le moment délicat ou il faut prendre la décision d'arrêter et de faire évacuer un coureur tellement épuisé et plié en deux par un mal de dos qu'il se met en danger en chutant très régulièrement.


Le moment ou il faut «tracer» pour rejoindre le coureur précédent.

Le plaisir simple de manger du jambon, de la pastèque et d'arroser cela d'un coca millésimé au Merlans à 3 heures du mat.

Le plaisir simple de repartir avec les derniers concurrents aptes à rejoindre l'arrivée.

Le plaisir simple d'éteindre à nouveau la frontale pour profiter des paysages avant de rentrer dans la mer de nuages.


Le plaisir simple de sentir que les mots échangés avec les coureurs font du bien même si les cuisses sont dures.


Le plaisir simple d'expliquer à deux coureurs que l'on n'abandonne pas à Soulan, et que l'on finira tous ensemble. Non, on ne monte pas dans la voiture des copains ou du mari... Nous allons finir cette belle boucle dans les montagnes.

Le plaisir simple d'avoir un appel du «patron» qui me suit à la trace avec la balise que j'ai dans le sac. Oui Michel, on arrive bientôt et le compte sera bon.


Le plaisir simple et la grosse émotion de ramener tout le monde à Vielle-Aure et d’être accueilli par Simon, Michel et quelques autres pour clôturer l'édition 2021 du Grp un peu avant 9 heures ce dimanche matin.

Coureurs, c'est ce monsieur à gauche que vous pouvez remercier pour les itinéraires proposés sur le GRP ;-)


Le plaisir simple de prendre le petit déjeuner en suivant chez DD.

Le plaisir simple de dormir 10 minutes et d'être frais comme un gardon pour profiter du buffet de clôture.



Le plaisir simple et la satisfaction du «travail» accompli en lisant cela quelques jours plus tard:


Il y a des messages qui nous embaument le cœur et nous font verser de chaudes larmes... Merci à vous tous pour vos mots chaleureux.

✍️ Message de Yoann reçu hier :

"Bonjour le GRP - Grand Raid des Pyrénées. Un petit mot pour vous dire MERCI. Ma femme inscrite sur le 80 avec comme référence le 40 il y a 2 ans, l'amour de la montagne et a priori un mental solide. Donc gros challenge. Elle bataille dur et passe limite aux BH toute la journée. Nous l'attendons, ma fille et moi, à Merlans depuis plusieurs heures et elle y arrive à 2h25 soit juste hors-délai. Entrent alors en jeu les bénévoles et l'esprit du #GRP... "Tu vas finir !" Leur motivation est immense malgré l'heure tardive et la fatigue légitime. Ils expliquent à ma femme et à 6 autres traileurs qu'ils vont finir tous ensemble avec les bénévoles et les serre-files. Part alors un grupetto d'une douzaine de personnes avec objectif de rallier l'arrivée. Il est 2h45. On touche à un moment d'une rare intensité, tellement propre au fameux esprit du #trail et peut-être encore plus sur le long. Il n'est plus question de chrono, de d+, d'entraînement ou de performance... on est juste sur de l'humain pur, de l'aventure,du défi. Mais l'aventure sera longue car l'état des troupes est précaire. Deux #bénévoles porteront de toutes leurs forces mentalement ma femme jusqu'à l'arrivée qui se fera à 9h à Vielle-Aure ce dimanche matin. Elle a bien cru lâcher à Soulan avec un autre gars mais leur enthousiasme et leur motivation ont retourné l'affaire. Et ça repart. A l'arrivée, applaudissements, cadeaux, interviews. Comme des champions, comme les vainqueurs. Hier, ils n'ont pas gagné et pourtant ils ont l'émotion d'avoir atteint leur graal. Quelques larmes étouffées, une émotion immense et un moment à coup sûr inoubliable pour tous... L'an prochain, fin août, ma femme, mes 2 filles et moi, on sera au GRP pour une nouvelle aventure !"


 Tout le monde est rentré!


Le plaisir simple de profiter d'un magnifique week-end en montagne tout en se rendant utile.

Le plaisir simple en chiffre: 64 k et 4100d+ et 20h30 sur le terrain. Entre vendredi 6 heures et dimanche 14 heures, un total respectable de 5 heures de sommeil ;-)

Un bénévole parmi plus de 700.




 

08/09/2015

grp 2015: sons et lumières dans le Néouvielle

Me voici de retour sur la course qui m'a fait mettre le pied dans l'engrenage de l'ultra en 2008:

le Grand raid des Pyrénées version "Grand".

Acte1:
5heures, nous sommes quasiment 1200 à nous élancer de la place de Vielle-Aure  pour ce parcours de 80 kilomètres et 5000d+/d-.
3 vétérans du grp et une novice
L’objectif de cette première section jusqu'au ravitaillement de Merlans est simple: rythme de croisière tranquille pour avaler gentiment les 1500 premiers d+ de la journée.
Un peu après le pla d'Adet je fais la jonction avec Steve.
Nous allons même rejoindre un moment Michel.



Celui ci va rapidement prendre les devants dès que l'on attaque les pentes soutenues des pistes de ski d'Espiaube.
le ravitaillement de Merlans est atteint en 2h50, 833ème/1169. Le départ prudent est validé... 1 petit peu de shopping alimentaire et nous repartons avec l'ami Thierry qui attend de prendre son poste de serre file un peu plus tard dans la journée.



Jusqu'au refuge de Bastan, le sentier est maintenant aménagé pour un accès aux joëlettes et a malheureusement perdu de son charme dans l'opération.



Acte 1bis: procession aux pays des cailloux..

Les cailloux font maintenant leur apparition et le sentier devient un axe processionnaire vers le col de Bastanet. Le rythme est toujours cool voir lent dans les dernières pentes du col, et on cause toujours pas mal avec les amis...


Au col Thierry nous laisse à notre course.
La descente jusqu'au barrage de Gréziolles se fait aussi sur un rythme faible car il y en a qui ne sont vraiment pas à l'aise sur ces parties techniques. En même temps, il n'y a pas le feu: il reste 55 kilomètres pour s'exprimer!


Acte 2: un grain de sable dans la mécanique.

Après le barrage, le sentier est plus roulant, je vais pouvoir dérouler un petit peu, me dis-je.
Mais, il y a un mais. Sensation bizarre au niveau du ventre: le nœud du corsaire est comme incrusté dans mon ventre et cela me gène pas mal. j'ai beau essayer différentes variantes, le mal est toujours là est l'estomac ne travaille pas vraiment comme il faut.
Forcément le rythme s'en ressent et je vois Steve qui s'éloigne petit à petit dans la descente.
La montée bien raide vers la Peyre Houradade ne passe pas super bien et j'arrive en vue de La Mongie en plein doute.

Dans le doute à la Mongie

Je pointe en 773ème position, traverse la salle de ravito rapidement pour aller me soulager au plus vite.
Ensuite place au rituel du ravitaillement: manger, boire, faire le plein et c'est reparti.

En repartant, la situation est stable: la gène est toujours là. La tête tourne à plein régime sur le pourquoi du comment de ce problème jamais observé auparavant.
Et d'un coup, eurêka? La ceinture de mon porte-bidon serait elle trop serrée (ou aurais-je grossi... )
Forcément le point douloureux disparait comme par enchantement!!!! Mais le ventre n'est pas encore totalement opérationnel. Je me traine dans ce début de montée vers le col du Sencours et un bus entier me passe.La pluie fait son apparition, par précaution je mets la veste posé sur la tête dans l'attente de ce qui pourra se passer plus haut.


Aller un petit arrêt buisson pour finir de vidanger, et je retrouve un peu d’énergie pour finir la montée sur un rythme un peu plus convenable tout en reconnaissant Steve au loin. Forcément l'écart grandi avec toutes mes péripéties! Et hop 12 bornes galères dans la musette alors que la météo a l'air de s'améliorer.


A l'approche du col Jean-Louis venu faire l'assistance de Stéphanie m'indique que nous ne ferons pas l'aller/retour au Pic du Midi pour cause de risque d'orage très important.

Même dans le dur, je fais le clown...


Pointage en 712ème place en 8h58. J'ai "réussi" à gagner 60 places en étant à la rue. A croire que certains font des arrêts gastronomiques au ravitos ou ne sont pas beaucoup plus brillant que moi...

Qui dit pas de Pic, dit ravitaillement beaucoup plus court que prévu: le prochain est 6k plus loin et 1000 mètres plus bas.

Acte 3: le duo.

A peine je m'élance dans la descente que je retrouve Steve en plein conférence téléphonique. D'un commun accord nous décidons de rejoindre l'arrivée ensemble.

Ragaillardi le gars

Pour l'instant direction Tournaboup. Le ciel se dégage et le soleil tape fort. Dès 1800 mètres on sent bien la chaleur. Pfuttt, j'aime pas çà moi... Dès qu'un ruisseau apparait c'est mouillage du buff, de la casquette, et des bras.
Arrivée au ravito, il y a beaucoup de spectateurs/accompagnateurs mais il n'y a aucune ambiance. Bizarre: effet de la chaleur?

Pointage en 625ème position.
Passage express sous la tente pour faire le plein habituel et installation à l'extérieur pour ne pas rester dans le sauna et pour manger au "calme"!
10' plus tard nous repartons. 33 places de "gagnées".

Je pense avoir un rythme raisonnable mais Steve reste derrière et on ne parle quasiment pas. Nous profitons de tous les filets d'eau accessibles pour se mouiller car la chaleur est bien pesante.

Passé pountou, et l'embranchement vers le col de Tracens que j'aimerai bien voir au programme ,le sentier qui nous mène vers Aygues Cluses sera un véritable chemin de croix pour Steve qui nous fera une série de vomito.



Alors que Stéphanie la "novice" nous rejoint, Steve envisage une pause "sieste" à l'ombre et nous dit d'y aller. 1 peu inquiet par le ciel qui se charge, je lui conseille de faire l'effort d'aller jusqu'à la cabane d'Aygues Cluses pour être à l'abri et sous la surveillance d'un pompier.
A peine arrivés, la pluie fait son apparition et l'orage gronde du coté du col de madamète sur notre droite. Le ciel s'obscurcit très très vite.

les gardiens du "temple"
Je mets mon manche longue et la veste et direction la hourquette nère tout en disant à Stéphanie de ne pas m'attendre car je la trouve en meilleure forme que moi sur cette fin d'ascension.

Malheureusement pour Steve, sa course s'arrêtera ici puisque la course sera arrêtée très peu de temps après notre départ...

la grimpette finale vers la hourquette nère

Le spectacle lumières et sons est bien en place autour de nous avec quelques rafales en primes. La foudre est à moins de 600 mètres par moment. Et on a même le droit à un bruit assourdissant jamais entendu jusqu'à présent (2 coups de tonnerres simultanés?).
L’apocalypse est-elle pour bientôt? en tout cas la foudre nous tourne autour...
Passage sans s'éterniser au col. 13h30 703ème et seulement une quarantaine de coureurs derrière suite à l'arrêt de la course.


Sympa la vue quand il fait beau

Faisons le point au début de la descente et à 20 kilomètres de l'arrivée: malgré la météo, le moral est au top, les jambes aussi.
Alors feu, il est temps de se faire plaisir!!!!
Oui mais non... L'estomac n'est pas tout à fait d'accord. (encore...?)
Bon ben patientons un peu en mangeant un bout et en expliquant à Stéphanie la suite du programme.

avec le soleil 11 jours avant
Sous l'orage le jour J
Acte 4: la régalade en solo!

A l'approche des laquets de Coste Queillere, j'ai l'impression d'être (enfin) d'attaque.
Ayant rongé mon frein depuis le début, je décide de me faire plaisir au maximum dans cette descente que j'apprécie tant.
Je dévale tel un isard à travers les racines, les cailloux, les ruisseaux qui remplacent par moment le sentier, et les coureurs.
J'avale la remontée vers Merlans et de nombreux paquets de coureurs par la même occasion, le tout sous des averses plus ou moins fortes et l'impression que le cœur de l'orage se déplace un peu plus loin.

Merlans 15h24 647ème. et hop 56 places de moins...
Arrêt express pour un bol de soupe, 2 babioles à manger, le niveau d'eau et je ne m’éternise pas dans cette salle surchauffée et surpeuplée.

Bien content de pouvoir commencer la descente de jour,  je repart sur un bon rythme dans la montée vers le col de Portet. D'autant plus que j'ai des coureurs en point de mire.
Ah, puisque l'on parle de point de mire, il me semble reconnaitre une silhouette en veste orange équipé d'un bâton écologique. Et oui c'est Michel!


Acte 5: la régalade en duo!

On fait le point sur les différents événements de la journée. Michel m'expliquant qu'il a été bloqué 45' au ravito dans l'attente de la fin de l'orage.
Nous sommes en forme, donc on "fait" la descente! On court raisonnablement sur les pistes de skis pour pas cramer les cuissots trop tôt avec toujours de nombreux éclairs au loin. A l'approche d'Espiaube, il est temps de sortir les frontales. On profite de la piste pour manger et boire avant d'attaquer la descente dans la forêt.

Feu, c'est parti
Et là c'est un moment de pur bonheur: on dévale sur un bon rythme sur le sentier bien boueux ou sur le chemin empierré grâce à une adhérence au top des pneumatiques. On court partout en doublant beaucoup de monde nettement moins à l'aise ou en forme que nous.
J'ai le sourire jusqu'aux oreilles. Par moment je suis victime d'attaque de moucherons: j'ai les yeux qui piquent tellement je me régale. P*&#¤n c'est le pied intégral!!!!

Après Vignec on retourne un court moment dans l'obscurité avant d'entrer dans Vielle Aure. L'émotion remonte avec les premiers bravos des spectateurs, mais le détour réalisé pour nous faire accéder à la ligne et au car podium casse un peu la magie du moment.


Arrivée en 17h33. 553ème. 94 places gagnées depuis Merlans!
Classé 561ème après l'application de la pénalité forfaitaire de 3 heures pour ne pas être monté au Pic.

Fiers du "boulot" accompli
Merci l'ami pour ce grand moment

Au final une édition exceptionnelle, de part la météo et les différentes péripéties vécues.
Mes mots clés: patience, persévérance, lucidité pendant presque 14 heures, puis un brin de folie et un max de plaisir pour finir fort et en bon état.

1 grand merci les amis pour ces supers moments partagés (et les photos) sur ce Grand Raid des Pyrénées que j'apprécie tant.

A bientôt pour d'autres aventures ;-)

29/08/2014

Tour des cirques 2014

Présent d'une manière ou d'une autre sur le Grand Raid des Pyrénées depuis la 1ère édition, je ne pouvais pas résister à l'appel de la première du tour des cirques.


A 2 mois du départ de la Diagonale, il était quand même difficile (pour moi) d'envisager de boucler ce tour sans accumuler trop de fatigue. Je prévois donc de m'arrêter à Esquieze tout en organisant mes affaires pour un éventuel bouclage du tour.

Réveil 5h avec les pétards signalant le départ de l'ultra et une bonne pluie qui annonce un journée "humide" à venir.

La fine équipe
zen

Après un transfert en bus et 1 heure d'attente à l'abri, il est temps de se rendre sur la ligne départ. Il fait gris et bon. Je suis zen et et bien content de partager ce moment avec les amis.
Aller feu: 1 petite boucle de 9 bornes et 744d+ autour de Piau pour étirer le peloton. Aucune difficulté et tout le monde part (très?) vite. Oh tout doux il y a du chemin à faire.



1er point d'eau atteint en 1h34 (26' d'avance sur le planning optimiste...), 1 coup à boire, un remplissage de bidon et c'est l'heure d'attaquer la vrai montagne et les sentiers.

Direction le port de Campbiel et à nouveau 770d+. Le ciel est bien noir et le tonnerre gronde sur notre gauche du coté de la hourquette de charmentas et du pic de la Géla. Mais on ne va pas échapper à la pluie...


Cela monte vraiment mollement devant avec même un petit bouchon. Il n'y a pas la place pour doubler "tranquillement"alors je patiente sagement. A l'approche du col la pluie s'intensifie et le vent devient bien fort.



Quel bel été!

Cela ne donne pas trop envie de faire une pause sandwich au col!



100 mètre en dessous la pluie cesse et le vent se calme. Chouette! Aller 1600d- au programme jusqu'à Gèdre. Descente bien agréable qui permet de dérouler gentiment. Je distance un peu Steve et rattrape Michel qui gère cette première grosse descente.



La descente dans la forêt est un régal.


Arrivée au ravito de Gèdre avec plein de têtes connues: c'est l'équipe des Citadelles qui tient la boutique! Bien sympa de discuter avec tout le monde. Ne pas oublier les fondamentaux: boire, manger, remplir au mini les bidons: il y a un point d'eau  3 bornes et 670d+ plus loin. Steve et Michel arrivent aussi au ravito. "Je m'avance les amis, on se revoit toute à l'heure"

Gèdre 4h53 (37' d'avance sur mon timing le plus optimiste...) a peine je commence à attaquer la rude montée dans la forêt que je vois un coureur qui fait demi tour. Il est tellement livide que j'ai eu du mal à reconnaitre Cédric! Ses intestins lui jouent 1 vilain tour et il prend la très sage décision de stopper.

Sympa la vue? Non? Ah bon!

La pluie est à nouveau bien présente mais je suis bien protégé sous les arbres.Et une fois sortie de la forêt, il ne pleut quasiment plus...
Par contre, il est maintenant clair que j'ai raté le point d'eau "libre service" et qu'il va falloir faire le plein dans les ruisseaux! je trottine régulièrement sur toutes les parties planes qui nous permettent de nous rapprocher de la prochaine grosse montée.
Déterminé!

Par moment il fait presque beau avec de belles trouées de soleil. Cela fait du bien d'avoir un peu de vue.


Rien que çà, cela vaut le déplacement!

Direction la hourquette d'Alans.

A nouveau une rude montée avec malheureusement la vue qui se rebouche au fur et à mesure. Du panneau indiquant la hourquette à 3h15, je mettrai 1h50 pour rejoindre le col. Quelques coureurs commencent à caler dans cette partie. Je trouve mon rythme raisonnable sans plus, avec 2 ou 3 arrêts ruisseaux pour remplir le bidon.

1 petite grimpette

Une fois de plus vue nulle au passage du col.
Début de descente prudente dans les lacets de départ, puis je déroule un peu plus à l'approche du refuge d'Espuguettes. Le gardien du refuge joue de la cloche pour nous appeler à la soupe car le brouillard est bien présent. Bien sympa et bienvenue cette soupe. Cela fait du bien. Remplissage du bidon et direction Gavarnie.


Je me régale dans la descente jusqu'au pont de Nadau en descendant sur un rythme un peu plus élevé que précédemment.
 Arrivé au pont c'est un aller/retour de presque 5 kilomètres sur large piste pour aller à l’hôtellerie du Cirque.Voyant que je suis encore très en avance sur mon plan "irréaliste" (30' et 2h sur le plan très raisonnable...), je décide de faire une grosse pause au ravito pour repartir avec le ou les amis qui sont derrière et fait l'aller/retour tranquilou.

Un poil de vue c'est sympa quand même!
Steve et Michel en direction du cirque

Gavarnie 52k 3215+/ 3709- atteint en 11h06.
Je profite de ce moment pour changer de tee shirt  et préparer les affaires pour la nuit. Je n'oublie pas de m'alimenter et de refaire le plein en eau.
Steve et Michel arrivent à leur tour et effectuent les mêmes opérations.
Nous repartons ensemble à 21h30 de Gavarnie pour affronter la nuit! Et pourquoi pas aller au bout ensemble me dis-je à à ce moment là.

Le trio prêt pour une nuit de folie.
On s'est couvert en prévision d'une nuit froide mais il fait vite chaud! Par contre la purée de pois et bien présente et la visibilité est assez réduite. Nous progressons convenablement dans la montée assez sévère de hount de Ourious ou je pense mener un rythme raisonnable et économique. En direction du parking de Saugué on raccroche un groupe un peu inquiet quant au balisage. 1 petite boulette de ma part nous vaut un petit aller retour gratuit... Désolé les gars!
Une fois passé le parking de Saugué, on ne le sait pas encore mais on est parti pour un bon moment sur un sentier assez pourri: trace particulièrement étroite et végétation particulièrement envahissante rende la progression moins aisée.

Notre trio avance toujours sans personne d'autres puisque personne ne suit derrière. Perso je commence à ressentir une certaine fatigue visuelle et le terrain difficile ne permet pas de reposer un peu les yeux...
La descente ver le parking Bué est pénible. Cela fait du bien d'y arriver et de pouvoir poser son cul un moment.


Encore une bonne descente et une grosse montée derrière pour atteindre Arrode. 1 petit arrêt changement de piles pour la frontale à bibi et l'on peut attaquer le passage tant redouté par Michel avec quelques mains courantes au programme. Finalement cela se passe bien. Merci aux deux personnes postés là pour les mots apaisants et calmes.

Là j'ai vraiment les yeux explosés par cette purée de pois. Pour la peine je m'offre une petite chute dans la descente...
Contrairement à certains je n'ai pas d’hallucinations, mais quand perdus au milieu de nul part on vous propose un thé et des gâteaux  à 4h du mat', il y a de quoi être surpris!

On n'est pas bien là?

Merci pour l'accueil! C'était fabuleux. Cette pause m'a fait du bien, et comme nous sommes enfin sortis du brouillard mes yeux vont mieux.

Bon maintenant direction le Cocoloco pour faire un petit tour en boite! On se voyait bien arriver à l'entrée mais bon Steve fait le difficile en entendant la "musique"...
Entre temps j'annonce à mes compagnons que je vais (raisonnablement) m'arrêter à Esquieze avec le sentiment du devoir accompli.


Esquieze: 79k5 4524+ 5658- 20h52 de course. Arrêt pour le grumlie. Merci les amis pour ce moment passé en votre compagnie. C'était vraiment un très bon moment de partage!
Après une bonne pause mes compagnons repartent à l'assaut des 40 derniers kilomètres. Steve calera à l'approche de Tournaboup et préférera s'arrêter. Michel quant à lui ira au bout du périple.



Bilan rapide: me voilà rassuré et motivé à bloc après cette très grosse sortie, à l'approche du grand rendez vous: zéro bobos, rythme de montée bien maitrisé, pas de coups de mous importants. Alimentation nickel.
Reste plus que quelques détails à ajuster et après banzaï: la Réunion lè là!