20/05/2015

Challenge Cathare 2015

Dès les premières infos sorties sur le challenge:tilt, çà c'est un truc pour bibi.
Ben quoi une première journée avec 44k 2100+ qu'il faut enchainer avec la course des seigneurs qui est en soit un sacré gros morceau 51k/3200+, c'est plus qu'alléchant.



Bon faut l'avouer, après le gros coup de bambou reçu sur la cafetière avec mon abandon à la Réunion, j'ai vraiment du mal à me remotiver et à me projeter sur "un" objectif! Alors cette année c'est un peu programme freestyle et plaisir!

Faut quand même préparer un minimum le chantier annoncé pour pouvoir prendre du plaisir les jour J.
En guise de dernière sortie longue c'est une "virée vacances" du coté de Rosas pour le trail cap de creus.

Allez y les gars, faites les malins!
Pfutt, vraiment nulle la vue par là...
1 fin de course délicate plus tard: le gars il a bien ramassé.... Satisfaction d'être aller au bout et étude attentive des barrières horaires de la course des seigneurs...


J'arrive sur Cucugnan le jeudi soir pour donner un petit coup de main, je suis bien, zen, pas du tout à la préparation "millimétrée" des deux courses à venir.

1 repas diététique particulièrement étudié le vendredi soir (salade de chèvre chaud/pintade/crème catalane) en compagnie d'Estelle et Yvan et de la dream team castraise Steph et Domi,

Samedi direction Padern dans la "phototrail automobile" pour un départ assez familial. 70 coureur on devrait arriver à pas trop se marcher dessus.

Tranquilou à 10' du départ avec Yvan et Pascal le futur vainqueur
9h, Béa nous donne le top pour cette première étape annoncée assez roulante. 44k et 2100d+ quand même hein...


Forcément le gars il est rapidement à sa place au fond du bus et cela lui va bien. Faut surtout pas s'emballer! Long is the road!


Je gère l'allure sur les pistes en direction de Paziols.

Attention au décollage
Je dois avouer que je n'ai pas de souvenir très précis de cette partie du parcours mais je ne me suis jamais ennuyé car il y a très souvent des vues bien sympa et le mélange piste/sentiers me convient.




La descente en direction du château d'Aguilar est un régal pour les yeux.



C'est sympa de croiser du monde sur l'aller/retour et de trouver des photographes à l'affut!

La longue partie de piste montante suivante me verra m'emballer un peu trop et je sens dans la descente vers le château de Ségure qu'il faut réduire un peu la voilure et ne pas se rater sur les fondamentaux au ravitaillement.


Derrière c'est le morceau de bravoure de la journée, l'ascension classée hors catégorie du mont Tauch.

Donc on se calme, boire, manger, refaire les niveaux, quelques assouplissements du dos et c'est reparti.
Le début de la montée est progressive et propre et puis au détour d'un virage on rentre dans le "sentier fait maison". 400d+ en moins de quatre bornes. y a plus la place pour les fioritures là. Je monte sur une rythme économique et régulier. Le son de cloche se rapproche c'est l'arrivée sur le plateau sommital.

Ah oui cela me revient je n'ai pas encore parlé d'un de nos amis du jour: le VENT!!!!! Des rafales au dessus de 100k/h c'est un poil déstabilisant quel que soit le sens...

Le bout de piste et route pour atteindre le ravito est assez intense! Monsieur l'agent c'est pas parce que j'ai picolé que je titube!

Le ravito tuning version Christian et Christophe

Encore un arrêt au ravito ou je prends le temps tout en discutant avec Christian et Christophe et je me lance sur un bon rythme dans la super descente qui suit tout en gardant en tête qu'il reste encore une autre montée et surtout demain...

Dans les 300 derniers d+ je me lâche un peu plus et me lance dans la descente finale. Premier lacet sur piste, vent de face. On fait quasiment demi tour et j'ai toujours le vent de face. C'est quoi ce merdier. Et la on ploooonge droit devant direction l'arrivée. Des racines dans tous les sens, du caillou,le vent qui vous projette trois quatre mètres plus bas sans prévenir, c'est hard cette fin d'étape.



Ligne d'arrivée franchie en 7h05.  59ème sur 69 classés.
Je pense que je n'ai pas trop tiré sur la machine même si j'avais envisagé 7h30 au mieux. On verra demain!


Que dire...
Maintenant place à la récup, l'hydratation et à la fameuse pasta party de Cucugnan. Merci Michel pour le retour express sur Cucugnan.
1 bonne nuit et me voilà frais comme un gardon pour attaquer la course des seigneurs.

illuminés?!
La tactique est simple: écouter son corps et gérer l'allure au mieux jusqu'à Quéribus.


Juste un petit test dans la première descente pour vérifier l’état des cuissots. Pas le moindre bobo à signaler!

J'apprécie beaucoup tous les sentiers en direction de Rouffiac. Je prends énormément de plaisir juste à être là et profiter. On avance gentiment avec l'ami Lionel sur toute cette partie.


La montée vers le château de Peyrepertuse est un régal.


Lionel en plein tournage vidéo

C'est raide, c'est joli. J'adore!

1 petit tour du propriétaire et une magnifique descente vers Duilhac m'attend.
 Faut quand même faire attention ou l'on met les pieds. Maintenant direction le col de Lappès par un joli sentier qui remplace plus qu'avantageusement la piste que nous prenions quelques années auparavant.


Ravitaillement du col. Tout va bien. gestion impec' pour l'instant. On s'énerve pas pour autant dans la montée vers les crêtes. Sage, souple, patient...



Le passage sur les crêtes est absolument génial avec de superbes vues. Et heureusement le vent est beaucoup moins fort qu'hier.



On est une petite dizaine à se regrouper à ce moment. Le terrain se complique un peu avec un peu plus de cailloux et rochers à l'approche de la fameuse descente de la piste de ski. Encore un grand moment que cette partie. Au début c'est du très raide dans les arbres et arbustes puis on a le droit à du bon pierrier qui roule sous les pieds et pour se finir de la pente raide herbeuse. Après tout cela je n'ai toujours pas les cuisses en feu.

Quéribus dans le viseur

Les 3 kilomètres de pistes passent comme un lettre à la poste. Le fait d'être en groupe à ce moment a forcément était bénéfique.

A l'approche du début du sentier cathare, je me remémore le challenge fait avecYvan le lendemain de l'édition 2013. Et là stupeur, je le vois juste au dessus du panneau marquant le début du sentier qui a l'air particulièrement marqué alors qu'il avait fait une belle première journée.


La suite va être très compliqué pour lui en allant quand même au bout du bout!

A part Yvan, d'autres concurrents ne sont pas en grande forme dans cette partie. Il commence à y avoir du dégât.
Et moi, je continue à me régaler. Pas le moindre signe de fatigue ou de soucis à déplorer.

Bien faire le plein au ravitaillement car après c'est le désert jusqu'à Padern, et le  soleil chauffe pas mal maintenant. 2 verres de coca, le plein des bouteilles, manger et prendre des en-cas pour la route.
La visite du château est assez ventée.


D'habitude je ne me trouve pas à très l'aise sur la partie de crêtes bien technique, là cela se passe super bien.
Tout s'enchaine à merveille.



Je suis en cannes, alors autant se lâcher maintenant et profiter au maximum de ce bon moment.

La nouvelle section en direction de Padern est vraiment super: des beaux sentiers, de quoi relancer par moment, des bugnes qui te calment et te font souffler de temps à autres, et le fait de rattraper régulièrement des coureurs est assez grisant.


Par contre il faut gérer l'eau pour ne pas tomber à sec car là il fait bien chaud.

Avec l'ami Antoine
A l'approche de Padern on repasse dans la forêt et cela fait du bien d'avoir un peu d'ombre.
Dernier arrêt buffet pour bibi.  Un petit coca bien frais à l'ombre, du saucisson, des tuc, le top quoi.
Petit coup d’œil au chrono, c'est jouable pour passer sous les 9 heures (alors que je m'étais fait un plan à l'arrache en 10h15 après Creus...)
C'est reparti sur un bon rythme pour finir en beauté ce challenge. les 2 ou 3 bugnes avant le dernier mur se passent super bien.
Et là nouvelle surprise: je retrouve Linda et Jérôme qui sont un peu en galère sur cette fin de challenge.


Le dernier mur ne sera que pur plaisir pour moi et je "fonce" maintenant vers l'arrivée.


Je jubile ou bien?
La "Grumileblague" du jour à l'arrivée? Au sprint, on enlève le sac et le tee-shirt, et "Béa, j'en voudrai tout neuf tout beau tout propre!!!!!!!"



Course des seigneurs: 8h37'29 32ème sur les 63 valeureux challengers. et 85ème/149 sur la course.
J'ai l'impression d'avoir fait un course pleine et maitrisée et d'avoir fait une véritable performance (à mon niveau hein, pas à celui de l'ami Pascal impressionnant vainqueur de ce challenge).

Challenge Cathare: à la louche 95k/ 5600d+. 15h43 de pur régal pour moi et une 44ème place au cumul.

Je suis particulièrement heureux et fier de faire partie de la première promotion du challenge cathare.

Merci à tous les photographes à qui j'ai piqué les photos, et surtout un grand merci à Béa pour nous avoir offert un magnifique challenge.


29/08/2014

Tour des cirques 2014

Présent d'une manière ou d'une autre sur le Grand Raid des Pyrénées depuis la 1ère édition, je ne pouvais pas résister à l'appel de la première du tour des cirques.


A 2 mois du départ de la Diagonale, il était quand même difficile (pour moi) d'envisager de boucler ce tour sans accumuler trop de fatigue. Je prévois donc de m'arrêter à Esquieze tout en organisant mes affaires pour un éventuel bouclage du tour.

Réveil 5h avec les pétards signalant le départ de l'ultra et une bonne pluie qui annonce un journée "humide" à venir.

La fine équipe
zen

Après un transfert en bus et 1 heure d'attente à l'abri, il est temps de se rendre sur la ligne départ. Il fait gris et bon. Je suis zen et et bien content de partager ce moment avec les amis.
Aller feu: 1 petite boucle de 9 bornes et 744d+ autour de Piau pour étirer le peloton. Aucune difficulté et tout le monde part (très?) vite. Oh tout doux il y a du chemin à faire.



1er point d'eau atteint en 1h34 (26' d'avance sur le planning optimiste...), 1 coup à boire, un remplissage de bidon et c'est l'heure d'attaquer la vrai montagne et les sentiers.

Direction le port de Campbiel et à nouveau 770d+. Le ciel est bien noir et le tonnerre gronde sur notre gauche du coté de la hourquette de charmentas et du pic de la Géla. Mais on ne va pas échapper à la pluie...


Cela monte vraiment mollement devant avec même un petit bouchon. Il n'y a pas la place pour doubler "tranquillement"alors je patiente sagement. A l'approche du col la pluie s'intensifie et le vent devient bien fort.



Quel bel été!

Cela ne donne pas trop envie de faire une pause sandwich au col!



100 mètre en dessous la pluie cesse et le vent se calme. Chouette! Aller 1600d- au programme jusqu'à Gèdre. Descente bien agréable qui permet de dérouler gentiment. Je distance un peu Steve et rattrape Michel qui gère cette première grosse descente.



La descente dans la forêt est un régal.


Arrivée au ravito de Gèdre avec plein de têtes connues: c'est l'équipe des Citadelles qui tient la boutique! Bien sympa de discuter avec tout le monde. Ne pas oublier les fondamentaux: boire, manger, remplir au mini les bidons: il y a un point d'eau  3 bornes et 670d+ plus loin. Steve et Michel arrivent aussi au ravito. "Je m'avance les amis, on se revoit toute à l'heure"

Gèdre 4h53 (37' d'avance sur mon timing le plus optimiste...) a peine je commence à attaquer la rude montée dans la forêt que je vois un coureur qui fait demi tour. Il est tellement livide que j'ai eu du mal à reconnaitre Cédric! Ses intestins lui jouent 1 vilain tour et il prend la très sage décision de stopper.

Sympa la vue? Non? Ah bon!

La pluie est à nouveau bien présente mais je suis bien protégé sous les arbres.Et une fois sortie de la forêt, il ne pleut quasiment plus...
Par contre, il est maintenant clair que j'ai raté le point d'eau "libre service" et qu'il va falloir faire le plein dans les ruisseaux! je trottine régulièrement sur toutes les parties planes qui nous permettent de nous rapprocher de la prochaine grosse montée.
Déterminé!

Par moment il fait presque beau avec de belles trouées de soleil. Cela fait du bien d'avoir un peu de vue.


Rien que çà, cela vaut le déplacement!

Direction la hourquette d'Alans.

A nouveau une rude montée avec malheureusement la vue qui se rebouche au fur et à mesure. Du panneau indiquant la hourquette à 3h15, je mettrai 1h50 pour rejoindre le col. Quelques coureurs commencent à caler dans cette partie. Je trouve mon rythme raisonnable sans plus, avec 2 ou 3 arrêts ruisseaux pour remplir le bidon.

1 petite grimpette

Une fois de plus vue nulle au passage du col.
Début de descente prudente dans les lacets de départ, puis je déroule un peu plus à l'approche du refuge d'Espuguettes. Le gardien du refuge joue de la cloche pour nous appeler à la soupe car le brouillard est bien présent. Bien sympa et bienvenue cette soupe. Cela fait du bien. Remplissage du bidon et direction Gavarnie.


Je me régale dans la descente jusqu'au pont de Nadau en descendant sur un rythme un peu plus élevé que précédemment.
 Arrivé au pont c'est un aller/retour de presque 5 kilomètres sur large piste pour aller à l’hôtellerie du Cirque.Voyant que je suis encore très en avance sur mon plan "irréaliste" (30' et 2h sur le plan très raisonnable...), je décide de faire une grosse pause au ravito pour repartir avec le ou les amis qui sont derrière et fait l'aller/retour tranquilou.

Un poil de vue c'est sympa quand même!
Steve et Michel en direction du cirque

Gavarnie 52k 3215+/ 3709- atteint en 11h06.
Je profite de ce moment pour changer de tee shirt  et préparer les affaires pour la nuit. Je n'oublie pas de m'alimenter et de refaire le plein en eau.
Steve et Michel arrivent à leur tour et effectuent les mêmes opérations.
Nous repartons ensemble à 21h30 de Gavarnie pour affronter la nuit! Et pourquoi pas aller au bout ensemble me dis-je à à ce moment là.

Le trio prêt pour une nuit de folie.
On s'est couvert en prévision d'une nuit froide mais il fait vite chaud! Par contre la purée de pois et bien présente et la visibilité est assez réduite. Nous progressons convenablement dans la montée assez sévère de hount de Ourious ou je pense mener un rythme raisonnable et économique. En direction du parking de Saugué on raccroche un groupe un peu inquiet quant au balisage. 1 petite boulette de ma part nous vaut un petit aller retour gratuit... Désolé les gars!
Une fois passé le parking de Saugué, on ne le sait pas encore mais on est parti pour un bon moment sur un sentier assez pourri: trace particulièrement étroite et végétation particulièrement envahissante rende la progression moins aisée.

Notre trio avance toujours sans personne d'autres puisque personne ne suit derrière. Perso je commence à ressentir une certaine fatigue visuelle et le terrain difficile ne permet pas de reposer un peu les yeux...
La descente ver le parking Bué est pénible. Cela fait du bien d'y arriver et de pouvoir poser son cul un moment.


Encore une bonne descente et une grosse montée derrière pour atteindre Arrode. 1 petit arrêt changement de piles pour la frontale à bibi et l'on peut attaquer le passage tant redouté par Michel avec quelques mains courantes au programme. Finalement cela se passe bien. Merci aux deux personnes postés là pour les mots apaisants et calmes.

Là j'ai vraiment les yeux explosés par cette purée de pois. Pour la peine je m'offre une petite chute dans la descente...
Contrairement à certains je n'ai pas d’hallucinations, mais quand perdus au milieu de nul part on vous propose un thé et des gâteaux  à 4h du mat', il y a de quoi être surpris!

On n'est pas bien là?

Merci pour l'accueil! C'était fabuleux. Cette pause m'a fait du bien, et comme nous sommes enfin sortis du brouillard mes yeux vont mieux.

Bon maintenant direction le Cocoloco pour faire un petit tour en boite! On se voyait bien arriver à l'entrée mais bon Steve fait le difficile en entendant la "musique"...
Entre temps j'annonce à mes compagnons que je vais (raisonnablement) m'arrêter à Esquieze avec le sentiment du devoir accompli.


Esquieze: 79k5 4524+ 5658- 20h52 de course. Arrêt pour le grumlie. Merci les amis pour ce moment passé en votre compagnie. C'était vraiment un très bon moment de partage!
Après une bonne pause mes compagnons repartent à l'assaut des 40 derniers kilomètres. Steve calera à l'approche de Tournaboup et préférera s'arrêter. Michel quant à lui ira au bout du périple.



Bilan rapide: me voilà rassuré et motivé à bloc après cette très grosse sortie, à l'approche du grand rendez vous: zéro bobos, rythme de montée bien maitrisé, pas de coups de mous importants. Alimentation nickel.
Reste plus que quelques détails à ajuster et après banzaï: la Réunion lè là!