31/03/2016

Citadelles 2016

7 ans de réflexion. C'est le temps qu'il m'aura fallu pour retenter la version longue du trail des Citadelles après une première tentative dantesque en 2009 à revivre ici .

les piliers de bars le samedi
 Je me sens prêt tout en étant soucieux face au challenge à relever.
pas réveillé le gars?
6 heures moins poil Michel nous fait partir, 1 petit salut au passage et c'est parti pour la balade...


Le rythme me parait convenable, le terrain est forcément mouillé avec la pluie de la nuit mais rien d'exceptionnel.
Pas d'efforts inutiles sur les premières pentes, en s'appliquant à bien pousser sur les bâtons.
Et oui mon grand tu tournes à gauche sur les crêtes de Madoual. Le cheminement vers le col du Figuier est toujours aussi agréable et joueur. Le fait de le faire de nuit me permet de l'apprécier différemment  des nombreux passages faits de jour.
C'est beau aussi avec la neige!
La pluie cesse et le jour se lève. la journée s'annonce belle.

Le début de piste vers Durenat est toujours aussi gras et casse-gueule mais cela passe bien. Arrive une première partie "surprise du chef" qui nous propose avantageusement un petit sentier joueur à la place d'un bout de piste. 1 petit coucou en passant à Stéphanie placée pour nous diriger vers la deuxième partie secrète qui nous amènera  par un sentier grandement fait maison jusqu'à Bélesta.

La soupe de Bélesta m'appelle

Ravitaillement atteint en 2h28. Pfuttt j'avais prévu 2h30 au mieux... 1 bol de soupe plus les niveaux des bidons. Grignoter 3 ou 4 trucs et c'est reparti.

Ah çà pour faire le malin...
La montée à Barjac se passe bien. la pente se durcit en direction de la croix de Millet. Arrivé au croisement je connais à gauche et en face mais à droite je ne suis pas sûr d'être passé par là. On a le droit à un petit passage bien technique (mélange de cailloux plus ou moins pointus mais mouillés.)
Cela ne dure pas trop et on retrouve la descente bien grasse vers Bicharole.
Passage devant la source de Fontestorbes et hop une nouvelle grimpette avant de rejoindre un bout de piste ou l'on rejoint un groupe de spéléos parti pour visiter le monde souterrain. Jusque là tout va bien.
Dès que l'on quitte la piste pour un sentier en sous bois, j'ai les 2 cuisses qui "tirent" un peu la gueule. Tiens intéressant: les 2 en même temps c'est une première...
Pas d’inquiétude le ravitaillement de Fougax n'est pas loin, mais je réduit quand même l'allure par précaution.

Fougax atteint en 4h47. 1h23 d'avance sur la barrière. Je prends le temps de m'alimenter (trop? mal? trop vite?) de refaire les niveaux.
Je sais que le juge de paix m'attend avec la montée vers Serre-longue et le prolongement jusqu'au château de Montségur. Donc du calme sur tout la partie "plane" avec une pointe d’inquiétude et d'appréhension.
Explosion dans 5 minutes
Dès que la pente s'élève c'est la GROSSE KATASTROF: je suis planté complet dans la pente. Pas d’énergie, les cuisses en bois ET le bide qui fait des siennes. Carton plein mais vous ne pouvez pas démarquer.

C'est parti pour une grosse galère, je vais me trainer  péniblement en voyant passer un bus complet de coureurs dont l'ami Jean louis. Je fais même deux pauses affalé sur mes bâtons. Je suis dépité. La cabane tomberait elle sur le grumlie?

Arrivé au col du tremblement ce n'est plus la foule. Je traine ma misère dans la montée. Je croise Jean louis en forme et Stéphanie qui m'encouragent. Dix mètres plus loin les sanglots arrivent. La tête est vraiment au fond du seau, je traine ma misère.
Tant bien que mal j'arrive en approche de la Citadelle. 2heures pour faire Fougax/Montségur: record de médiocrité pulvérisé.

Au comptoir de Montségur
Et là une voix familière m'accueille: Michel, un des organisateurs du GRP m'encourage. je lui fait un rapide topo de la situation et il a les mots justes: tu as de la marge sur les barrières, tu as de l'expérience, tu n'es pas blessé, tu finiras!
Voilà ce qui me remet enfin la tête sur les épaules.
J'appréhende quand même la descente, mais bonne nouvelle l'estomac est ok. Bon pour les cuisses, ce n'est toujours pas çà.

Je prends quand même du plaisir en descendant vers Montferrier.

Bip 7h39 depuis le départ et encore une heure d'avance sur la barrière! Il me reste 24 kilomètres et j'ai 6h20 pour les parcourir.
Au ravito je trouve Steve qui a jeté l'éponge. Déçu pour lui. On discute un peu le temps que je fasse mon rituel habituel.

A l'attaque du chemin pavé il fait chaud et je décide d'enlever une couche. Ah un peu d'air qui fait du bien. Et pour la première fois depuis Fougax, je rattrape des coureurs. Je prends du plaisir à "dévaler" la descente.
Le rythme n'est quand même pas violent violent car les cuisses couinent toujours.
Pour les préserver je m'oblige à alterner marche et course sur la partie "les sapins/Nalzen".
Dès qu'une image négative tente une infiltration sournoise pour me déstabiliser je pense aux copains qui ne peuvent pas courir en ce moment.

J'ai un gros fou rire en voyant la banderole "spéciale dédicace":

Excellent

Bon la remontée jusqu'au village de Roquefixade sera à nouveau bien poussive avec un début de crampe au niveaux des épaules et du cou...
Une pause s'impose sur le banc face à la fontaine.
Sur la piste avant la falaise je profite à nouveaux des encouragements de Stéphanie. Ce n'est pas de l'assistance mais cela m'aura fait énormément de bien.

1 touriste
La montée jusqu'à la crête sera particulièrement laborieuse et leeeeeeeennnnnnntttttttteeeeee! Mais dans la tête tout va bien. Je gère la misère quoi!


Descente en solitaire sur un rythme convenable en appréciant les 2 ou 3 passages bien gras et le petit détour sous les cascades.

10h30 depuis le départ et me voici à Roquefort pour le dernier gros ravito. Bien boire, manger un bout, refaire les niveaux et feu.
Là je commence à être pressé de rentrer. Je tiens quand même un rythme à peu près convenable sur toute la partie plane. Depuis Roquefixade je n'ai vu personne et à l'approche des gorges de Péreille je vois (enfin) du monde devant.
Cela marque le début du pétage de boulon: j'ai mal mais je m'en fous. Banzaï Je lâche les poneys. La montée de Péreille se passe bien, hop hop on relance jusqu'à Raissac.
Pointage, 1 verre d'eau et go.
Bon la montée du mur ne sera pas bien rapide mais sans coup de mou avec 3 points de mire dont je me rapproche petit à petit.
Et arrivé sur la crête, comme il y a 2 ans sur le 40 c'est l'heure de la régalade. Je cours partout et je double 1 puis 2 puis 3 puis....
Dès que je vois la croix j'exulte intérieurement et je pousse une bonne gueulante de délivrance.


Hop le début de la descente à bloc, et arrivé avant la dernière épingle je vois un bon groupe d'amis sur l'esplanade et je pousse à nouveau un cri libérateur rempli d'émotions.


Quelle allure!
Arrivé sur l'esplanade, arrêt obligatoire pour remercier comme il se doit Stéphanie avant d'enfin franchir la ligne.

Soulagement/ émotion

1 grumlie soulagé
C'est bon, j'ai les 3 étoiles différentes des Citadelles mais que cela fut compliqué. La saveur en est d'autant plus appréciable quand le long fleuve n'est pas tranquille!

la camiseta en la furgoneta!
Merci les amis pour ce bon moment, tous les encouragements et les photos. Et un grand merci à Michel et toute son équipe pour cette organisation au top.

08/09/2015

grp 2015: sons et lumières dans le Néouvielle

Me voici de retour sur la course qui m'a fait mettre le pied dans l'engrenage de l'ultra en 2008:

le Grand raid des Pyrénées version "Grand".

Acte1:
5heures, nous sommes quasiment 1200 à nous élancer de la place de Vielle-Aure  pour ce parcours de 80 kilomètres et 5000d+/d-.
3 vétérans du grp et une novice
L’objectif de cette première section jusqu'au ravitaillement de Merlans est simple: rythme de croisière tranquille pour avaler gentiment les 1500 premiers d+ de la journée.
Un peu après le pla d'Adet je fais la jonction avec Steve.
Nous allons même rejoindre un moment Michel.



Celui ci va rapidement prendre les devants dès que l'on attaque les pentes soutenues des pistes de ski d'Espiaube.
le ravitaillement de Merlans est atteint en 2h50, 833ème/1169. Le départ prudent est validé... 1 petit peu de shopping alimentaire et nous repartons avec l'ami Thierry qui attend de prendre son poste de serre file un peu plus tard dans la journée.



Jusqu'au refuge de Bastan, le sentier est maintenant aménagé pour un accès aux joëlettes et a malheureusement perdu de son charme dans l'opération.



Acte 1bis: procession aux pays des cailloux..

Les cailloux font maintenant leur apparition et le sentier devient un axe processionnaire vers le col de Bastanet. Le rythme est toujours cool voir lent dans les dernières pentes du col, et on cause toujours pas mal avec les amis...


Au col Thierry nous laisse à notre course.
La descente jusqu'au barrage de Gréziolles se fait aussi sur un rythme faible car il y en a qui ne sont vraiment pas à l'aise sur ces parties techniques. En même temps, il n'y a pas le feu: il reste 55 kilomètres pour s'exprimer!


Acte 2: un grain de sable dans la mécanique.

Après le barrage, le sentier est plus roulant, je vais pouvoir dérouler un petit peu, me dis-je.
Mais, il y a un mais. Sensation bizarre au niveau du ventre: le nœud du corsaire est comme incrusté dans mon ventre et cela me gène pas mal. j'ai beau essayer différentes variantes, le mal est toujours là est l'estomac ne travaille pas vraiment comme il faut.
Forcément le rythme s'en ressent et je vois Steve qui s'éloigne petit à petit dans la descente.
La montée bien raide vers la Peyre Houradade ne passe pas super bien et j'arrive en vue de La Mongie en plein doute.

Dans le doute à la Mongie

Je pointe en 773ème position, traverse la salle de ravito rapidement pour aller me soulager au plus vite.
Ensuite place au rituel du ravitaillement: manger, boire, faire le plein et c'est reparti.

En repartant, la situation est stable: la gène est toujours là. La tête tourne à plein régime sur le pourquoi du comment de ce problème jamais observé auparavant.
Et d'un coup, eurêka? La ceinture de mon porte-bidon serait elle trop serrée (ou aurais-je grossi... )
Forcément le point douloureux disparait comme par enchantement!!!! Mais le ventre n'est pas encore totalement opérationnel. Je me traine dans ce début de montée vers le col du Sencours et un bus entier me passe.La pluie fait son apparition, par précaution je mets la veste posé sur la tête dans l'attente de ce qui pourra se passer plus haut.


Aller un petit arrêt buisson pour finir de vidanger, et je retrouve un peu d’énergie pour finir la montée sur un rythme un peu plus convenable tout en reconnaissant Steve au loin. Forcément l'écart grandi avec toutes mes péripéties! Et hop 12 bornes galères dans la musette alors que la météo a l'air de s'améliorer.


A l'approche du col Jean-Louis venu faire l'assistance de Stéphanie m'indique que nous ne ferons pas l'aller/retour au Pic du Midi pour cause de risque d'orage très important.

Même dans le dur, je fais le clown...


Pointage en 712ème place en 8h58. J'ai "réussi" à gagner 60 places en étant à la rue. A croire que certains font des arrêts gastronomiques au ravitos ou ne sont pas beaucoup plus brillant que moi...

Qui dit pas de Pic, dit ravitaillement beaucoup plus court que prévu: le prochain est 6k plus loin et 1000 mètres plus bas.

Acte 3: le duo.

A peine je m'élance dans la descente que je retrouve Steve en plein conférence téléphonique. D'un commun accord nous décidons de rejoindre l'arrivée ensemble.

Ragaillardi le gars

Pour l'instant direction Tournaboup. Le ciel se dégage et le soleil tape fort. Dès 1800 mètres on sent bien la chaleur. Pfuttt, j'aime pas çà moi... Dès qu'un ruisseau apparait c'est mouillage du buff, de la casquette, et des bras.
Arrivée au ravito, il y a beaucoup de spectateurs/accompagnateurs mais il n'y a aucune ambiance. Bizarre: effet de la chaleur?

Pointage en 625ème position.
Passage express sous la tente pour faire le plein habituel et installation à l'extérieur pour ne pas rester dans le sauna et pour manger au "calme"!
10' plus tard nous repartons. 33 places de "gagnées".

Je pense avoir un rythme raisonnable mais Steve reste derrière et on ne parle quasiment pas. Nous profitons de tous les filets d'eau accessibles pour se mouiller car la chaleur est bien pesante.

Passé pountou, et l'embranchement vers le col de Tracens que j'aimerai bien voir au programme ,le sentier qui nous mène vers Aygues Cluses sera un véritable chemin de croix pour Steve qui nous fera une série de vomito.



Alors que Stéphanie la "novice" nous rejoint, Steve envisage une pause "sieste" à l'ombre et nous dit d'y aller. 1 peu inquiet par le ciel qui se charge, je lui conseille de faire l'effort d'aller jusqu'à la cabane d'Aygues Cluses pour être à l'abri et sous la surveillance d'un pompier.
A peine arrivés, la pluie fait son apparition et l'orage gronde du coté du col de madamète sur notre droite. Le ciel s'obscurcit très très vite.

les gardiens du "temple"
Je mets mon manche longue et la veste et direction la hourquette nère tout en disant à Stéphanie de ne pas m'attendre car je la trouve en meilleure forme que moi sur cette fin d'ascension.

Malheureusement pour Steve, sa course s'arrêtera ici puisque la course sera arrêtée très peu de temps après notre départ...

la grimpette finale vers la hourquette nère

Le spectacle lumières et sons est bien en place autour de nous avec quelques rafales en primes. La foudre est à moins de 600 mètres par moment. Et on a même le droit à un bruit assourdissant jamais entendu jusqu'à présent (2 coups de tonnerres simultanés?).
L’apocalypse est-elle pour bientôt? en tout cas la foudre nous tourne autour...
Passage sans s'éterniser au col. 13h30 703ème et seulement une quarantaine de coureurs derrière suite à l'arrêt de la course.


Sympa la vue quand il fait beau

Faisons le point au début de la descente et à 20 kilomètres de l'arrivée: malgré la météo, le moral est au top, les jambes aussi.
Alors feu, il est temps de se faire plaisir!!!!
Oui mais non... L'estomac n'est pas tout à fait d'accord. (encore...?)
Bon ben patientons un peu en mangeant un bout et en expliquant à Stéphanie la suite du programme.

avec le soleil 11 jours avant
Sous l'orage le jour J
Acte 4: la régalade en solo!

A l'approche des laquets de Coste Queillere, j'ai l'impression d'être (enfin) d'attaque.
Ayant rongé mon frein depuis le début, je décide de me faire plaisir au maximum dans cette descente que j'apprécie tant.
Je dévale tel un isard à travers les racines, les cailloux, les ruisseaux qui remplacent par moment le sentier, et les coureurs.
J'avale la remontée vers Merlans et de nombreux paquets de coureurs par la même occasion, le tout sous des averses plus ou moins fortes et l'impression que le cœur de l'orage se déplace un peu plus loin.

Merlans 15h24 647ème. et hop 56 places de moins...
Arrêt express pour un bol de soupe, 2 babioles à manger, le niveau d'eau et je ne m’éternise pas dans cette salle surchauffée et surpeuplée.

Bien content de pouvoir commencer la descente de jour,  je repart sur un bon rythme dans la montée vers le col de Portet. D'autant plus que j'ai des coureurs en point de mire.
Ah, puisque l'on parle de point de mire, il me semble reconnaitre une silhouette en veste orange équipé d'un bâton écologique. Et oui c'est Michel!


Acte 5: la régalade en duo!

On fait le point sur les différents événements de la journée. Michel m'expliquant qu'il a été bloqué 45' au ravito dans l'attente de la fin de l'orage.
Nous sommes en forme, donc on "fait" la descente! On court raisonnablement sur les pistes de skis pour pas cramer les cuissots trop tôt avec toujours de nombreux éclairs au loin. A l'approche d'Espiaube, il est temps de sortir les frontales. On profite de la piste pour manger et boire avant d'attaquer la descente dans la forêt.

Feu, c'est parti
Et là c'est un moment de pur bonheur: on dévale sur un bon rythme sur le sentier bien boueux ou sur le chemin empierré grâce à une adhérence au top des pneumatiques. On court partout en doublant beaucoup de monde nettement moins à l'aise ou en forme que nous.
J'ai le sourire jusqu'aux oreilles. Par moment je suis victime d'attaque de moucherons: j'ai les yeux qui piquent tellement je me régale. P*&#¤n c'est le pied intégral!!!!

Après Vignec on retourne un court moment dans l'obscurité avant d'entrer dans Vielle Aure. L'émotion remonte avec les premiers bravos des spectateurs, mais le détour réalisé pour nous faire accéder à la ligne et au car podium casse un peu la magie du moment.


Arrivée en 17h33. 553ème. 94 places gagnées depuis Merlans!
Classé 561ème après l'application de la pénalité forfaitaire de 3 heures pour ne pas être monté au Pic.

Fiers du "boulot" accompli
Merci l'ami pour ce grand moment

Au final une édition exceptionnelle, de part la météo et les différentes péripéties vécues.
Mes mots clés: patience, persévérance, lucidité pendant presque 14 heures, puis un brin de folie et un max de plaisir pour finir fort et en bon état.

1 grand merci les amis pour ces supers moments partagés (et les photos) sur ce Grand Raid des Pyrénées que j'apprécie tant.

A bientôt pour d'autres aventures ;-)

20/05/2015

Challenge Cathare 2015

Dès les premières infos sorties sur le challenge:tilt, çà c'est un truc pour bibi.
Ben quoi une première journée avec 44k 2100+ qu'il faut enchainer avec la course des seigneurs qui est en soit un sacré gros morceau 51k/3200+, c'est plus qu'alléchant.



Bon faut l'avouer, après le gros coup de bambou reçu sur la cafetière avec mon abandon à la Réunion, j'ai vraiment du mal à me remotiver et à me projeter sur "un" objectif! Alors cette année c'est un peu programme freestyle et plaisir!

Faut quand même préparer un minimum le chantier annoncé pour pouvoir prendre du plaisir les jour J.
En guise de dernière sortie longue c'est une "virée vacances" du coté de Rosas pour le trail cap de creus.

Allez y les gars, faites les malins!
Pfutt, vraiment nulle la vue par là...
1 fin de course délicate plus tard: le gars il a bien ramassé.... Satisfaction d'être aller au bout et étude attentive des barrières horaires de la course des seigneurs...


J'arrive sur Cucugnan le jeudi soir pour donner un petit coup de main, je suis bien, zen, pas du tout à la préparation "millimétrée" des deux courses à venir.

1 repas diététique particulièrement étudié le vendredi soir (salade de chèvre chaud/pintade/crème catalane) en compagnie d'Estelle et Yvan et de la dream team castraise Steph et Domi,

Samedi direction Padern dans la "phototrail automobile" pour un départ assez familial. 70 coureur on devrait arriver à pas trop se marcher dessus.

Tranquilou à 10' du départ avec Yvan et Pascal le futur vainqueur
9h, Béa nous donne le top pour cette première étape annoncée assez roulante. 44k et 2100d+ quand même hein...


Forcément le gars il est rapidement à sa place au fond du bus et cela lui va bien. Faut surtout pas s'emballer! Long is the road!


Je gère l'allure sur les pistes en direction de Paziols.

Attention au décollage
Je dois avouer que je n'ai pas de souvenir très précis de cette partie du parcours mais je ne me suis jamais ennuyé car il y a très souvent des vues bien sympa et le mélange piste/sentiers me convient.




La descente en direction du château d'Aguilar est un régal pour les yeux.



C'est sympa de croiser du monde sur l'aller/retour et de trouver des photographes à l'affut!

La longue partie de piste montante suivante me verra m'emballer un peu trop et je sens dans la descente vers le château de Ségure qu'il faut réduire un peu la voilure et ne pas se rater sur les fondamentaux au ravitaillement.


Derrière c'est le morceau de bravoure de la journée, l'ascension classée hors catégorie du mont Tauch.

Donc on se calme, boire, manger, refaire les niveaux, quelques assouplissements du dos et c'est reparti.
Le début de la montée est progressive et propre et puis au détour d'un virage on rentre dans le "sentier fait maison". 400d+ en moins de quatre bornes. y a plus la place pour les fioritures là. Je monte sur une rythme économique et régulier. Le son de cloche se rapproche c'est l'arrivée sur le plateau sommital.

Ah oui cela me revient je n'ai pas encore parlé d'un de nos amis du jour: le VENT!!!!! Des rafales au dessus de 100k/h c'est un poil déstabilisant quel que soit le sens...

Le bout de piste et route pour atteindre le ravito est assez intense! Monsieur l'agent c'est pas parce que j'ai picolé que je titube!

Le ravito tuning version Christian et Christophe

Encore un arrêt au ravito ou je prends le temps tout en discutant avec Christian et Christophe et je me lance sur un bon rythme dans la super descente qui suit tout en gardant en tête qu'il reste encore une autre montée et surtout demain...

Dans les 300 derniers d+ je me lâche un peu plus et me lance dans la descente finale. Premier lacet sur piste, vent de face. On fait quasiment demi tour et j'ai toujours le vent de face. C'est quoi ce merdier. Et la on ploooonge droit devant direction l'arrivée. Des racines dans tous les sens, du caillou,le vent qui vous projette trois quatre mètres plus bas sans prévenir, c'est hard cette fin d'étape.



Ligne d'arrivée franchie en 7h05.  59ème sur 69 classés.
Je pense que je n'ai pas trop tiré sur la machine même si j'avais envisagé 7h30 au mieux. On verra demain!


Que dire...
Maintenant place à la récup, l'hydratation et à la fameuse pasta party de Cucugnan. Merci Michel pour le retour express sur Cucugnan.
1 bonne nuit et me voilà frais comme un gardon pour attaquer la course des seigneurs.

illuminés?!
La tactique est simple: écouter son corps et gérer l'allure au mieux jusqu'à Quéribus.


Juste un petit test dans la première descente pour vérifier l’état des cuissots. Pas le moindre bobo à signaler!

J'apprécie beaucoup tous les sentiers en direction de Rouffiac. Je prends énormément de plaisir juste à être là et profiter. On avance gentiment avec l'ami Lionel sur toute cette partie.


La montée vers le château de Peyrepertuse est un régal.


Lionel en plein tournage vidéo

C'est raide, c'est joli. J'adore!

1 petit tour du propriétaire et une magnifique descente vers Duilhac m'attend.
 Faut quand même faire attention ou l'on met les pieds. Maintenant direction le col de Lappès par un joli sentier qui remplace plus qu'avantageusement la piste que nous prenions quelques années auparavant.


Ravitaillement du col. Tout va bien. gestion impec' pour l'instant. On s'énerve pas pour autant dans la montée vers les crêtes. Sage, souple, patient...



Le passage sur les crêtes est absolument génial avec de superbes vues. Et heureusement le vent est beaucoup moins fort qu'hier.



On est une petite dizaine à se regrouper à ce moment. Le terrain se complique un peu avec un peu plus de cailloux et rochers à l'approche de la fameuse descente de la piste de ski. Encore un grand moment que cette partie. Au début c'est du très raide dans les arbres et arbustes puis on a le droit à du bon pierrier qui roule sous les pieds et pour se finir de la pente raide herbeuse. Après tout cela je n'ai toujours pas les cuisses en feu.

Quéribus dans le viseur

Les 3 kilomètres de pistes passent comme un lettre à la poste. Le fait d'être en groupe à ce moment a forcément était bénéfique.

A l'approche du début du sentier cathare, je me remémore le challenge fait avecYvan le lendemain de l'édition 2013. Et là stupeur, je le vois juste au dessus du panneau marquant le début du sentier qui a l'air particulièrement marqué alors qu'il avait fait une belle première journée.


La suite va être très compliqué pour lui en allant quand même au bout du bout!

A part Yvan, d'autres concurrents ne sont pas en grande forme dans cette partie. Il commence à y avoir du dégât.
Et moi, je continue à me régaler. Pas le moindre signe de fatigue ou de soucis à déplorer.

Bien faire le plein au ravitaillement car après c'est le désert jusqu'à Padern, et le  soleil chauffe pas mal maintenant. 2 verres de coca, le plein des bouteilles, manger et prendre des en-cas pour la route.
La visite du château est assez ventée.


D'habitude je ne me trouve pas à très l'aise sur la partie de crêtes bien technique, là cela se passe super bien.
Tout s'enchaine à merveille.



Je suis en cannes, alors autant se lâcher maintenant et profiter au maximum de ce bon moment.

La nouvelle section en direction de Padern est vraiment super: des beaux sentiers, de quoi relancer par moment, des bugnes qui te calment et te font souffler de temps à autres, et le fait de rattraper régulièrement des coureurs est assez grisant.


Par contre il faut gérer l'eau pour ne pas tomber à sec car là il fait bien chaud.

Avec l'ami Antoine
A l'approche de Padern on repasse dans la forêt et cela fait du bien d'avoir un peu d'ombre.
Dernier arrêt buffet pour bibi.  Un petit coca bien frais à l'ombre, du saucisson, des tuc, le top quoi.
Petit coup d’œil au chrono, c'est jouable pour passer sous les 9 heures (alors que je m'étais fait un plan à l'arrache en 10h15 après Creus...)
C'est reparti sur un bon rythme pour finir en beauté ce challenge. les 2 ou 3 bugnes avant le dernier mur se passent super bien.
Et là nouvelle surprise: je retrouve Linda et Jérôme qui sont un peu en galère sur cette fin de challenge.


Le dernier mur ne sera que pur plaisir pour moi et je "fonce" maintenant vers l'arrivée.


Je jubile ou bien?
La "Grumileblague" du jour à l'arrivée? Au sprint, on enlève le sac et le tee-shirt, et "Béa, j'en voudrai tout neuf tout beau tout propre!!!!!!!"



Course des seigneurs: 8h37'29 32ème sur les 63 valeureux challengers. et 85ème/149 sur la course.
J'ai l'impression d'avoir fait un course pleine et maitrisée et d'avoir fait une véritable performance (à mon niveau hein, pas à celui de l'ami Pascal impressionnant vainqueur de ce challenge).

Challenge Cathare: à la louche 95k/ 5600d+. 15h43 de pur régal pour moi et une 44ème place au cumul.

Je suis particulièrement heureux et fier de faire partie de la première promotion du challenge cathare.

Merci à tous les photographes à qui j'ai piqué les photos, et surtout un grand merci à Béa pour nous avoir offert un magnifique challenge.